Tableau huile sur toile de Max Ernst « La Puberté Proche » ou « Les Pléiades » Femme Nue 95×62 cm. Ouvre signée par C. Thomas, probablement un des 70 copistes du Louvre. Le tableau original de Max Ernst au Louvre est petit (24,5×16,5 cm); il est fait de collage et d’huile et l’auteur a écrit un texte au bas du tableau. J’ai ajouté une photo de l’original en fin de mes photos. Cette ouvre, utilisant des techniques de collage à partir de photographies et d’ajout de gouache et d’huile, explore le thème de la transformation physique de la puberté à travers des images de lévitation, de confusion entre ciel et mer, et de l’influence des théories de Freud. La phrase du artiste à la fin de l’ouvre, « La gravitation des ondulations n’existe pas encore », souligne cette idée d’une période de flottement et de liberté avant l’établissement des contraintes physiques et sociales. Des éléments comme la constellation des Pléiades, des formes géométriques (ellipses) et des paysages (le ciel et la mer) se confondent. Cette copie est grande 95×62 cm et le texte du bas de l’ouvre a été remplacé dans le style du haut du tableau. Tableau réalisé dans les années 2000. La peinture à l’huile est parfois bien en relief, surtout sur le motif en haut à droite. Il est très lumineux. Il dégage une certaine sérénité. Pour faciliter l’envoi, la peinture sur toile sera expédiée soigneusement roulée dans un carton solide, sans son support en bois sur lequel elle est tendue. Il semble trop grand pour être expédié sans une super protection qui coûterait trop cher. En cas de remise en main propre, elle peut être remise sur son support, sans supplément de prix. La sensation qui se dégage de l’ensemble de la composition est d’une sérénité rare. L’harmonie chromatique qui s’établit entre l’étendue bleue pâle, le jaune sable et l’intensité de l’élément rouge placé au centre du tableau, participe de cet effet. Le nu féminin s’installe dans l’espace en équilibre, entre la verticale de son corps allongé et l’horizontale créée par son bras gauche qui se prolonge par une droite, traversant une forme ronde, est-ce l’image de la terre? Dans cet entrelacs de formes, advient un chiasme optique qui réunit le corps féminin et la sphère terrestre. Les deux forces d’attraction se rencontrent et se superposent ainsi sous nos yeux. Le geste de la tête qui se plie vient prolonger l’horizontale du bras pour s’inscrire dans une même ligne, à laquelle font écho, en bas et en haut du tableau, d’autres droites qui se répètent comme les vagues d’un ciel, en train de devenir, par ce mouvement même, une mer. L’élément aérien et l’élément aquatique se confondent, comme souvent dans les tableaux de Ernst, où les poissons volent et les oiseaux nagent. Mais ici, plus poétiquement encore, on peut parler des vagues de la mer, reconnaissables, en bas, par la présence du jaune sable, et des vagues du ciel : le violet, l’indigo, l’outremer, en haut du tableau, étant animés par un même rythme de flux et de reflux, répétition de lignes qui se plissent et évoquent les mouvements de l’onde aux abords d’une plage. L’instabilité des formes, la magie de la métamorphose en acte devant nous, font à juste titre, de Max Ernst, ce « magicien des palpitations subtiles » comme l’appelait l’écrivain surréaliste René Crevel.