Paul Charlemagne (1893-1972), Les coureurs, 2 gouaches sur papier, vers 1940

Paul Charlemagne (1893-1972), Les coureurs, 2 gouaches sur papier, vers 1940

Paul Charlemagne (1893-1972), Les coureurs, 2 gouaches sur papier, vers 1940
Paul Charlemagne (1893-1972), Les coureurs, 2 gouaches sur papier, vers 1940
Paul Charlemagne (1893-1972), Les coureurs, 2 gouaches sur papier, vers 1940
Paul Charlemagne (1893-1972), Les coureurs, 2 gouaches sur papier, vers 1940

Paul Charlemagne (1893-1972), Les coureurs, 2 gouaches sur papier, vers 1940
23,5 x 16, 3 non signé ; deux : H. 18,5 x 11,5 signé en bas à droite. Et de Marthe Isabelle Sandélis, d’origine bourguignonne. Parallèlement à sa scolarité à l’école primaire du boulevard Arago. Puis à l’ école Lavoisier. Il doit naturellement sa toute jeune formation artistique à son père avant qu’il ne devienne par nécessité, après le décès brutal de celui-ci qui plonge la famille dans la précarité financière, l’apprenti de Marcel Jambon. Aux cours du soir de l’École supérieure de dessin de Montparnasse, puis ceux de Charles Guérin. Que viennent interrompre sa mobilisation pendant toute la Première Guerre mondiale. Ce sont successivement le 82e régiment d’infanterie. Le 79e régiment d’infanterie. Et le 1er régiment de chasseurs. Qui le mènent de Montargis. Blessé trois fois – Son frère cadet Raoul est tué dans la bataille de la Somme. En 1916 et sa mère meurt en 1917 -, il est démobilisé en août 1919 et retrouve Eugène Ronsin chez qui il demeurera en tant qu’associé jusqu’en 1924, participant aux décorations des Folies Bergère. Du Casino de Paris. Et du théâtre de l’Oasis, théâtre de verdure aménagé au 26, avenue Victor-Emmanuel III. Dans le jardin de l’hôtel particulier du couturier Paul Poiret. Se liant d’amitié avec ce dernier et rencontrant auprès de lui Agnès Jallet qui deviendra son épouse et lui donnera deux enfants, Françoise en 1927 et Alain en 1932. Peignant ses premières toiles. « des natures mortes et des paysages marqués par l’art d’ André Dunoyer de Segonzac. En sa résidence de Marcq. Paul Charlemagne, qui confie. « une admiration sans bornes pour Eugène Delacroix. Va devenir un habitué du Salon d’Automne. Et du Salon des Indépendants. Dont les catalogues le diront successivement domicilié au 14, rue Pascal. Et au 1, square Grangé. Il est perçu par François Fosca. Dès son premier envoi au Salon d’Automne en 1923, comme. « un élève avoué de Segonzac, mais un élève qui fait honneur au maître ». Puis par Louis Vauxcelles. Dès son exposition personnelle de 1928 à la Galerie J. « l’un des jeunes peintres les plus justement en vue de sa génération ». Avec des ouvres que caractérise, diront pour leur part René Huyghe. « un puissant réalisme où paraît parfois poindre une abstraction ». Paul Charlemagne crée pour les scènes parisiennes des décors et des costumes avec, observe Georges Turpin. « un grand sens de la décoration théâtrale ». Et lui est également confiée en 1936, en même temps qu’à Raoul Dufy. Et Henry de Waroquier. La décoration murale du bar du Théâtre national de Chaillot. Il travaille pour la Manufacture nationale de Sèvres. En dessinant, entre 1934 et 1960, près de deux cents modèles de décorations. L’établissement citant parmi ses plus prestigieuses conceptions le service et son décor dits « Service Uni » créés en 1954 pour l’ambassade de France à Pékin. Il collabore également avec la maison Jansen. De 1935 à 1951, avec la maison de soierie lyonnaise Bianchini-Férier. De 1939 à 1954, puis avec l’architecte Henry Jacques Le Même. De 1949 à 1954, réalisant notamment auprès de ce dernier des peintures intérieures pour le chalet Le Cairn à Megève. Édifice labellisé « Architecture contemporaine ». Il est professeur à l’ École nationale supérieure des arts décoratifs. De 1943 à 1962.
Paul Charlemagne (1893-1972), Les coureurs, 2 gouaches sur papier, vers 1940